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Ballades à Terre de Haut

  

L'ILET A CABRITS

L’îlet à Cabrits est situé face à Terre-de-Haut et jouit d’une certaine renommé de par l’édification du Fort Joséphine, d’un lazaret et son histoire. Actuellement, peuplé d’iguanes, de cabris et d’agoutis, l’îlet à cabris garde encore les vestiges de fortifications. La flore se compose de têtes à l'anglais, de cactus cierges, de raquettes et de Cerisiers des Saintes. Quant à la faune, on y trouve la tourterelle à queue carrée, la paruline jaune, le vireo à moustaches. Pour vous y rendre, rien de plus simple ! Sur simple demande, vous trouverez sans problème, un pêcheur saintois, qui essaiera de se rendre disponible pour conduire jusqu’à l’îlet.

C’est en 1777, sous le règne de Louis XVI, que la France y construisit, au sommet du morne de la Pointe-de-sable le plus culminant de l’îlet, à 85 m d’altitude, une fortification nommée Fort de la Reine et  qui deviendra par la suite le Fort Joséphine. Défense non négligeable de la rade, lors de la bataille des Saintes en 1782, qui en fit un enjeu et par conséquent un sujet de batailles entre les Français et les Anglais. Alors maîtres de l’îlet, en 1809 et ce jusqu’en 1843, les Anglais conservèrent le Fort de la Reine et lui ajoutèrent une citerne, actuellement encore en bon état.

En 1843, de nouveau sous domination française et après avoir été rénové par les Français, il fut utilisé comme prison pour femmes. Le fort changea de nom pour prendre celui de Fort Joséphine.

En 1851(jusqu’en 1901), sous Napoléon III, les ruines du Fort Joséphine sont récupérées pour y construire un pénitencier. Y étaient enfermés les forçats condamnés à plus d’un an de prison, à la réclusion et aux travaux forcés. C’était en fait le lieu de passage obligatoire avant d’être évacués sur l’île de Cayenne par convoi. Outre les gardiens, un médecin et un aumônier étaient également affectés sur place. On répertoria peu d’évasions effectives malgré certaines tentatives. L’exploitation d’une carrière de roches sur les flancs du Fort Joséphine, requérait alors le travail des détenus condamnés à plus d’un an de détention, pour le concassage des cailloux. Les autres ne sortaient jamais.

Après avoir été ravagé par un ouragan, le 6 septembre 1865, l’îlet à Cabris changea de destination en 1871 et devint un lieu de quarantaine avec son lazaret, en contrebas du fort. On y recevait la main-d’œuvre asiatique,  destinée à remplacer les esclaves libérés en 1848,  ainsi que les immigrants indiens atteints de tuberculose. En 1890, l’état-major français retire sa garnison des Saintes.

Le lazaret se composait de plusieurs bâtiments spacieux. A 40 mètres environ au-dessus du niveau de la mer, il était bien aéré et jouissait d’une belle luminosité.

A partir de 1961, l'îlet Cabris, fut cédé à un investisseur, par bail emphytéotique (bail pour une durée de 99 ans), désireux d’y construire un complexe hôtelier. Autrefois, nommée « la petite Martinique », l’îlet à Cabris au nord-ouest de Terre-de-Haut est rattaché administrativement à cette île, situé à environ un kilomètre. Il est désormais la propriété du Conservatoire du Littoral (qui va le réhabiliter et l’ouvrir au public) après avoir appartenu au Département de la Guadeloupe. Ceci en partenariat avec la commune de Terre-de-Haut et le Conseil Général.

De par sa position stratégique dans la troisième plus belle du monde, entre la Passe de la Baleine et la Passe du Pain de Sucre, il s’impose naturellement de par sa superficie de 38 hectares et son point culminant (85 m d’altitude).

Lorsqu’on entreprend de visiter terre-de-Haut, il apparaît inconcevable de quitter l’archipel sans avoir au préalable visiter l’îlet à Cabris. Un panorama exceptionnel attend le visiteur avec une vue remarquable sur la célèbre et superbe baie des Saintes et ses eaux d’un bleu ultramarin.

Bonne randonnée et bonne visite !

  

LE MORNE CHAMEAU

Une randonnée à faire ou plutôt une ascension, lors de votre visite à Terre-de-Haut, après votre marche toute en panoramas vers le Fort Napoléon, celle du Morne Chameau et des vestiges de sa Tour Modèle, au sommet ! On pourrait aisément la surnommer « le parcours crève-cœur », tant la montée est longue et pentue ! Le morne Chameau est le point culminant de l’île de Terre-de-Haut à 309 m d'altitude et surplombe entièrement la 3e plus belle baie du monde.

L’ascension

Pour accéder au sommet du morne Chameau, 3 heures de marche (sans pause) sont nécessaires après le fond du Curé en sachant que l'ascension en soi dure 1 heure environ après s’être engagé sur la route bétonnée (interdite aux véhicules), qui mène au bout de l’itinéraire. Le dénivelé est de 600 m en comptant à partir du Fond du Curé. Un itinéraire de découverte pour tous les âges et un parcours attrayant, non seulement de par ses sublimes panoramas toujours inattendus, mais par l’exotisme insulaire de Terre-de-Haut.

Hormis le plaisir de la randonnée en soi, le principal intérêt de ce parcours est l’agrément d’une forêt sèche et d’une végétation typique de l’île, le long de la montée. Foyer d’espèces endémiques rares telles que la couresse des Saintes, l’anolis et une flore non moins fournie telle que les orchidées sauvages, frangipaniers en fleurs et des cactus cierge.…. Le Chameau est un site naturel protégé appartenant au conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres et fait l'objet d'une protection de site catégorie IV UICN2.

La Tour Modèle et son histoire

Presque en fin de parcours, à proximité du sommet, on aperçoit les créneaux de la Tour Modèle. La destination finale vous laissera pantois. A votre arrivée, vous découvrirez la Tour de la Vigie nommée la Tour Modèle, vestige du passé militaire de Terre-de-Haut (1843). Elle sert désormais de support à des antennes de transmission hertziennes. En position dominante au sommet du morne comme les nombreuses constructions du patrimoine militaire de Terre-de-Haut, elle offre un très large panorama sur tout l’archipel des Saintes, et au-delà vers la Basse-Terre, Marie-Galante et la Dominique. Du haut de la tour, le visiteur aperçoit le Pain de sucre, l'îlet à Cabrit et à l'horizon le sud de la Basse-Terre.

De 1759 à 1763, les Anglais prirent possession des Saintes, et d'une partie de la Guadeloupe.

Ce qui amena le roi Louis XVI à partir de 1763, afin contrer les ambitions anglaises, à ordonner la construction de fortifications aux Saintes, qui prirent ainsi leur vocation militaire navale. A la même période, débuta la construction du Fort Louis au sommet du morne Mire, du Fort de la Reine sur l’îlet à Cabris, des Batteries du morne Morel et du morne Mouillage, en 1777.

On distingue encore un rez-de-chaussée avec quatre salles indépendantes voûtées percées  de meurtrières, dont la salle de garde avec ses épaisses murailles. Au premier étage: une grande salle avec fenêtres et une plate-forme supérieure protégée par un épais rempart avec ses meurtrières et mâchicoulis.  Tout comme le Fort Napoléon du morne Mire, cette tour fortifiée, n’a jamais servi militairement.

L’occasion de prendre de superbes photos de votre séjour inoubliable !

  

LE MORNE MOREL


Un sentier qui permet de découvrir les paysages de la forêt sèche. En chemin on observe cactus cierges, frangipaniers, des panoramas sur Terre de Haut et les îles environnantes, mais aussi la batterie Caroline.

Difficulté: bien suivre le balisage (milieu ouvert sillonné par de multiples sentiers).


Sentier balisé:: Jaune   Durée: 2 h 30   Niveau de difficulté: 2

Distance du parcours: 4 km   Dénivelé: 250 m.


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LE PAIN DE SUCRE


Les Saintes faisant partie de l’arc interne des petites Antilles, ont par conséquent une origine volcanique. L’île de Terre de Haut a été la première à voir le jour.

Un petit joyau de Terre de Haut dans la 3e plus belle baie du monde: la presqu’île du Pain de Sucre. C’est en fait une colline volcanique provenant d’une éruption dont la lave refroidie lentement sous formes de prismes, appelés « orgues » , a donné un rocher ciselé d’orgues de basalte: une véritable curiosité géologique pour les touristes qui le remarquent et peuvent l’admirer sur tous les trajets maritimes de nos navettes entre les îles. Le Pain de Sucre est inventorié au BRGM, 2003 en tant que site géologique remarquable. Lors du court tremblement de terre le 19 décembre 2014 au milieu de l’après-midi, des éboulis de roche se sont produits après les secousses.

Situé au pied du morne le Chameau, le seul moyen d’accéder à cette colline est un petit sentier. Mais le parcours en vaut la chandelle avec l’imprévu du moment : une des plus typiques maisons du patrimoine de l’archipel saintois sur un site classé depuis le 14 mai 1991 (consistant en l'ensemble formé par le Pain de Sucre et ses abords immédiats, sur le territoire de la commune de Terre-de-Haut).

 Des cactus cierge couvrent les versants du Pain de Sucre, avec parfois une taille impressionnante de plusieurs mètres de haut et une végétation notable de par ses  arbustes. Cerné par un remarquable récif corallien peuple de gorgones, d’éponges, de coraux …. avec une situation indiscutablement des plus attractives, il demeure un des joyaux intournables dans un chapelet d’îlets, tous plus beaux les uns que les autres !

LA TRACE DES CRETES


En partant de Grande Anse, la randonnée pour la Trace des Crêtes débute juste après le cimetière en tournant immédiatement à gauche avant la plage. La randonnée commence dès la dernière habitation. Le chemin à suivre est alors indiqué par des marques de peinture blanche sur les cailloux.

A partir de cet instant, compter environ 45 minutes - 1 heure pour la durée de la randonnée.

Dès le début de la ballade, vous vous délectez des rouleaux de l’Océan Atlantique de la plage de Grande Anse. Plus loin encore, le Grand Ilet (réserve naturelle) et encore plus loin la Dominique. Plus tard, le Morne Rouge, le Pain de Sucre et Terre-de-Bas se présentent à vous.

Mangliers, cabris jalonnent votre parcours. Au fur et à mesure de la montée, vous voyez apparaître la baie de Marigot et le centre UCPA

Vous êtes alors séduit par la beauté du paysage: palmiers et sable doré de la plage de Pompierre. L’endroit rêvé pour une baignade revitalisante !